dimanche 10 août 2008



Luxembourg City History Museum
Situated on the Rue du Saint-Esprit, right in the heart of the old part of the city, the Luxembourg City History Museum opened its doors in 1996. It displays permanent collections as well as temporary exhibitions that in a very innovative way illustrate the history, spanning more than a thousand years, of the capital of the Grand Duchy of Luxembourg.
ArchitectureOne of the main tasks of a city is the preservation and enhancement of its architectural heritage. The new museum has been installed, therefore, in four restored residential houses dating from the 17th to the 19th century, still bearing archaeological traces from the Middle Ages. An archaeological study provided an insight into the chronology of the buildings, while at the same time enriching the architecture and the museological aspect of the premises. Two perfect examples of how to adapt old buildings to the expectations of the modern-day museum visitor are the "floating" glass façade and the panoramic lift that passes through the entire height of the museum, offering amazing views to the visitor.The museum's architecture is striking in its sheer verticality that reflects the configuration of a city characterised by the contrast between upper and lower levels. The verticality of the museum structure, comprising 8 levels, of which 6 are open to the public, is also apparent in the museum's logo.
Collections and exhibitionsThe museum consists of two parts: the floors below the entrance level (Rue du Saint-Esprit) illustrate the city's evolution from an economic, social, political, architectural and town planning point of view, whereas the upper levels are reserved for temporary exhibitions.The panoramic liftThe panoramic lift is a fascinating example of the successful adaptation of an old building to the expectations of modern-day museum visitors. The glass cage of the lift passes through the entire height of the museum, offering amazing views to the visitor. The cage is a room in itself, with a surface area of 18m2, and can hold up to 65 people. Thanks to its transparent walls and reduced pace, the public is able to admire the rock foundations visible on the lower levels and the panoramic view of the Grund district and Rham plateau on the upper levels. The lift travels through more than 1000 years of history in a few minutes, showing the urban stratification of the city of Luxembourg throughout the centuries.

vendredi 8 août 2008

La Culture et Histoire des Roma
Bienvenue sur le Patrin, consacré à la culture et à l'histoire Romani (Tsigane) afin de ne pas ignorer la lutte des Roma qui continue et aussi pour faire reconnaître et préserver la dignité et la liberté des Roma. Le Patrin est une ressource pour l'enseignement et un centre d'information sur la culture Romani, les questions sociales et l'actualité. Aux Roma du monde entier nous envoyons ce message, nous souviendrons! Romále! Phralále! Patrin si katé ando Internet te phenél le gadjénge pe amarí kultúra. Von kam primisarén amén máshkar lénde maj lashés te zhanén vórta kon sam thaj sar si amaró trájo. Atúnchi amé musáj te das vórba le gadjéntsa pe aménde aj kadiá amaró gláso kam avél ashundó. Amé trobúl te sam maj pachivalé le gadjéndar aj te arakhás amé pe mishtimáste. Kadeá amé shaj avás maj zuralé. Ashén Devlésa! But baxt aj sastimós tuménge! Rom! Prale! Patrin hi-lo káte an u Internet te penél ap u gádje pre i mári kultúra. Jon dikén-le ap ménde fédar te djanéna mishtó kun ham unt har hi-lo maró djibén. Mu te rakrá mit u gádje pre ménde unt kjáke marí shtíma vel-li shundí. Mu te va érligedar unt kamlédar fun u gádje. An kajá shíkta amé va zorelédar. Chéna mit u Báro Dével! But baxt unt sastibén tuménge!
Sa o Roma phrala! Opré Roma
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Histoire de la Chine
et ses incidences linguistiques
La Chine fut vraisemblablement peuplée il y a plus d'un million d'années par l'Homo erectus. Puis les hommes modernes atteignirent la région il y a environ 75 000 ans pour développer, vers 7500 avant notre ère, une économie agricole basée sur le millet, le riz, le porc, le chien et le poulet. L'agriculture a commencé à cette époque en Chine, soit peu après son apparition au Proche-Orient (région du Croissant fertile) en raison des changements climatiques. Cette nouvelle activité humaine a eu pour effet de faire augmenter la population et de favoriser la création d'artisans et d'administrateurs. C’est par étapes que les peuples de langue et de culture chinoises se fixèrent sur le territoire de l’actuelle Chine. Au néolithique, la riziculture et la domestication du buffle semblaient acquises. Au nord, dans l’actuelle province du Henan, des communautés agraires existaient entre 6500 et 5000 avant notre ère. Quelque cinq siècles plus tard, de nouvelles sociétés agricoles se développèrent dans le bassin du fleuve Jaune au nord de la Chine, alors que les premiers villages apparurent.
1 La Chine ancienne
Les historiographes chinois ont traditionnellement commencé leurs récits de l'histoire chinoise avec la fondation de la dynastie Xia (environ 2100-1600 avant notre ère), suivie de la dynastie des Shang environ 500 ans plus tard. La Chine des Shang possédait une culture avancée, quelque peu différente de la civilisation chinoise postérieure, avec une écriture, le travail du bronze et des chars, ce dernier suggérant l'influence possible des immigrants occidentaux apparentés aux Hittites et Indo-aryen contemporains. À cette époque, l’écriture, élaborée par les religieux, se composait alors de quelque 3000 signes idéographiques.Au IIe millénaire, une seconde culture commença à apparaître dans la vallée du fleuve Jaune (Huang he), envahissant les Shang. L'existence de la dynastie des Zhou, fondée au XIe siècle, fut la première pour laquelle il existe une tradition historique fiable. La dynastie Zhou semble avoir commencé à gouverner par un système de bureaucratie centralisée. Le pouvoir se fragmenta au cours du règne des Zhou, époque que les annales nomment «période des Printemps et des Automnes». Les conflits militaires firent naître de grands États qui absorbaient les plus petits. L'éclosion de la philosophie et de la culture chinoise, avec le confucianisme, le taoïsme, le légisme et le mohisme (ou motisme), donna une importance toute particulière à cette période.
La Chine entra ensuite dans l’âge du fer (en 513). La charrue de fer tirée par un bœuf ainsi que l’amélioration des techniques d’irrigation permirent de meilleurs rendements agricoles et, par voie de conséquence, un accroissement de la population. La croissance démographique s’accompagna d’une production accrue de richesses et donna naissance à une nouvelle classe de négociants et de commerçants. Les découvertes scientifiques se multiplièrent, telles que les tables de multiplication, l'astronomie, etc. Les premiers tronçons de la Grande Muraille furent construits sous l'ordre des souverains du Chunqiu-Zhanguo (800-400 avant notre ère). Cette fortification leur permit de se protéger des peuples du Nord, en particulier des Xiongnu, tribu apparentée aux Huns.
2 L'Empire du Milieu
Vers 220 avant notre ère, le prince Zheng (plus tard l'empereur Shi Huangdi) parvint à conquérir les autres États et se proclama lui-même premier empereur — sous le titre de «premier auguste souverain» — de la dynastie Qin (221-206), l'une des plus brèves mais néanmoins l'une des plus importantes dynasties chinoises. Son règne correspond en effet à la mise en place de l'ordre impérial et ouvrit la voie à la puissante dynastie des Han. C'est aussi la dynastie Qin qui va donner son nom à la Chine: le nom de Qin, déformé, arrivera en Occident sous la forme de Sin(o)-, Chine ou Shina pour désigner «l'Empire du Milieu». La majeure partie de la Grande Muraille fut érigée sous le règne de Shi Huangdi (221-210) qui redoutait les expéditions menées par les peuples nomades des steppes du Nord. C'est sous son règne que l’écriture chinoise fut normalisée et son usage rendu obligatoire dans tout le pays. Bien que son règne n'ait duré que onze ans, il réussit à soumettre de grandes régions de ce qui constitue le territoire actuel des Han et à l'unifier sous un gouvernement étroitement centralisé. Cependant, ses successeurs ne réussirent pas aussi bien; peu après, la dynastie des Qin s'éteignit et la dynastie des Han lui succéda. Les souverains de la dynastie des Han favorisèrent la renaissance du taoïsme et adoptèrent le confucianisme en tant qu’idéologie officielle. Néanmoins, désireux de le rendre universel, les Han y incorporèrent des idées empruntées à d’autres écoles de pensée, afin de compléter l’enseignement laissé par Confucius et ses disciples. Ils choisirent les fonctionnaires sur la base du mérite plutôt que sur la naissance, selon un principe bien confucéen. La sélection et la qualification des candidats reposèrent sur des examens écrits en chinois mandarin. À la fin du IIe siècle, une université impériale fut créée pour enseigner aux futurs fonctionnaires les cinq classiques de l’école confucéenne. Le grand penseur confucéen Xunzi (env. 300 - env. 237) compila dans un ouvrage intitulé Erya («Approche du sens correct») la terminologie de différentes branches du savoir. On y trouve quelque 1400 entrées dont beaucoup offrent une définition. Il s'agit en quelque sorte d'une sorte de dictionnaire terminologique chinois de l'époque ancienne.
La dynastie des Han connut son apogée sous le règne de Wudi (140-87). La quasi-totalité de ce qu'est la Chine actuelle fut soumise à l’ordre impérial, même si de nombreuses régions, notamment au sud du Yang-tseu-kiang, ne furent pas encore complètement soumises. L’autorité chinoise s'étendit du sud de la Mandchourie jusqu'au nord de la Corée; complètement au sud, les Han conquirent l’île de Hainan. Mais l'expansionnisme territorial, ayant épuisé les ressources financières, entraîna des hausses d'impôt, tandis que les révoltes paysannes se multipliaient et le banditisme se développait. Au Ier siècle de notre ère, la Chine poursuivit son expansion vers l’ouest. Les Chinois, qui contrôlaient la route de la Soie développèrent un commerce actif avec les peuples «barbares» d’Occident.
Par la suite, une période d'instabilité s'installa au cours de laquelle trois États tentèrent de prendre le pouvoir pendant la période dite des «Trois Royaumes». Bien que ces royaumes aient été réunis temporairement en 280 par l'empereur Wu Di de la dynastie Jin, les barbares Wu Hu ravagèrent le pays, provoquant un vaste exode des Chinois au sud du Yangtze. Avec les immigrants et les habitants du Sud, l'empereur Yuandi de la dynastie Jin mit en place la première des cinq «dynasties du Sud» qui résidèrent à Jiangkang (près de l'actuelle Nanjing). Les barbares du Nord furent unis en 376 une fois par Fu Jian de l'ancien empire Qin, puis en 439 par Tai Wu Di, troisième empereur de la dynastie Wei du Nord. La Chine fut dirigée par deux dynasties indépendantes, l'une au nord et l'autre au sud. La courte dynastie Sui réussit à réunir le pays en 589 après presque 300 ans de séparation. C'est à cette époque qu'une grande partie du vocabulaire scientifique et technique chinois fut créé grâce à des ouvrages marquants.En 618, la dynastie Tang prit le pouvoir et une nouvelle ère de prospérité commença. Le bouddhisme, qui s'était lentement introduit en Chine au premier siècle, devint la religion dominante et fut largement adoptée par la famille impériale. Mais les Tang finirent aussi par régresser et une autre période de chaos politique suivit: la période des Cinq Dynasties et celle des Dix Royaumes. La traduction de soutras bouddhiques entraîna l'emprunt d'un grand nombre de mots sanskrits. Un moine bouddhiste de l'époque Tang établit des standards de traduction selon le principe des «cinq intraduisibles»: le mystère, la polysémie, l'incomparable, l'antique et le vénérable pour lesquels, lors d'une traduction du sanskrit en chinois, il prônait le choix pour la simple transcription phonétique.En 960, la dynastie Song prit le pouvoir sur une grande partie de la Chine et établit sa capitale à Kaifeng, alors que la dynastie Liao gouvernait la Mandchourie actuelle et une partie de la Mongolie. En 1115, la dynastie Jin prit le dessus sur la dynastie Liao, tandis que la dynastie Song déclinait. Dans les années qui suivirent, la Chine fut divisée entre la dynastie Song, la dynastie Jin et le Xia occidental, gouverné par les Tanguts. Cette période permit de grandes avancées technologiques en Chine du Sud, en partie à cause de la pression militaire du Nord. Le Mengxi bitan («Essais au fil du pinceau composés au Torrent des rêves») de Shen Gua (1031-1095) établit de nombreux termes spécialisés en mathématiques, physique et géosciences.
3 Les Mongols et la dynastie Ming chinoise
La dynastie des Song ne finit par tomber que sous les assauts répétés d’une armée mongole nettement supérieure en nombre et après des années de combats. En 1206, une assemblée de toutes les tribus mongoles se réunit à Karakorom, en Mongolie, pour confirmer la création de l’unité mongole sous l’autorité de Gengis Khan, l’«empereur suprême». Les Mongols entamèrent rapidement une série de conquêtes qui aboutirent à la formation du plus grand empire du monde de l’époque.
En Chine, Gengis Khan s’empara d’abord de Pékin, la capitale des Jin, en 1215, avant de se rendre maître de tout le nord de la Chine après la reddition de Kaifeng (1233). Le 18 août 1227, l’empire mongol (avec Karakoroum comme capitale), qui s'étendait de Pékin jusqu'à Moscou en passant par la mer Caspienne, fut divisé entre ses quatre fils